1892
Mgr Joseph-René Vilatte
Transmet la lignée syro-jacobite d'Antioche en Occident.

Les lignées épiscopales de la Fraternité
« Saint Pierre établit son premier siège apostolique à Antioche en l’an 38 ; depuis lors, une succession ininterrompue d’évêques a transmis les pouvoirs de l’Apôtre jusqu’à nos jours. »
Lignée syro-jacobite
1892
Transmet la lignée syro-jacobite d'Antioche en Occident.
1963
1895–1994
Patriarche de l’Église rosicrucienne apostolique ; consacra Dom Payeur (1985).
Biographie →
1985 · 1990
1962–
Fondateur et Primat de la FSSJE — héritier des deux lignées.
Biographie →Filiation romaine
1924
1888–1961
Fondateur de l'Église catholique apostolique brésilienne (ICAB).
Biographie →
1948
1922–2009
Patriarche de l’ICAB ; consacre Dom Payeur (1990).
Biographie →
1985 · 1990
1962–
Fondateur et Primat de la FSSJE — héritier des deux lignées.
Biographie →
2002
1959–
Supérieur général de la FSSJE ; consacré par Dom Payeur (2002).
Biographie →du cardinal Scipione Rebiba à Dom Payeur
24 évêques — cliquez un nom pour sa notice.
(1504-1577) Le Cardinal Scipione Rebiba est le point de départ de la lignée épiscopale d’un grand nombre d’évêques catholiques romains. En effet, plus de quatre-vingt-dix pour cent des évêques catholiques romains, vivants aujourd’hui, y trouvent la source de leur lignée épiscopale.
(1532-1602) Consacré le 12 mars 1566, comme Archevêque de Santa Severino, par le Cardinal Scipione Rebiba, Patriarche de Constantinople, assisté de Mgr Annibale Caracciolo et de Mgr Giacomo de Giacomelli. Il devint Évêque de Palestrina (1597). Créé cardinal le 17 mai 1570, sous le titre de S. Bartolomeo all’ Isola, il participa au conclave de 1585 (élection de Sixte V), aux deux conclaves de 1590 (élection d'Urbain VII et de Grégoire XIV), à celui de 1591 (élection d'Innocent IX) et au conclave de 1592 (élection de Clément VIII). Il fut également Préfet de la Congrégation pour les Grecs, Préfet de la Congrégation pour les Affaires Française et Préfet de la Congrégation de l'Inquisition. Ainsi, il participa aux procès pour hérésie contre le Cardinal Giovanni Morone, les philosophes Giordano Bruno et Tommaso Campanella et contre le roi Henri IV de France. C'est lui qui consacra l'Église du Gesù, à Rome, en 1584. De 1589 à 1590, il fut Camerlingue du Collège des cardinaux. Il fut enterré dans la Basilique de Saint-Jean de Latran, à Rome.
(1540-1611) Consacré le 7 septembre 1586, comme Évêque d'Ascoli, par le Cardinal Giulio Santorio, assisté de Mgr Giulio Masetti et du Cardinal Ottaviano Paravicini. Ce membre de l'Ordre des Dominicains devint Évêque d'Albano (1603), puis Évêque de Porto (1607). Créé cardinal le 16 novembre 1586, sous le titre de S. Tommaso in Parione, il fut nommé Vice-Doyen du Collège des cardinaux en 1607. Il participa aux deux conclaves de 1590 (élection de Urbain VII et Grégoire XIV), et aux conclaves de 1591 (élection d'Innocent IX), de 1592 (élection de Clément VIII), puis aux conclaves de 1605 (élection de Léon XI et de Paul V).
(1566-1622) Consacré le 4 avril 1604, comme Archevêque de Bari, par le Cardinal Girolamo O. P. Bernier, assisté de Mgr Claudio Rangoni, et de Mgr Giovanni Ambrogio Caccia.
(1595-1632) Consacré le 2 mai 1621, comme Archevêque de Bologne, par Mgr Galeazzo Sanvitale, assisté par le Cardinal Cosme de Torres et le Cardinal Ottavio Ridolfi. Il devint Préfet de la Signature des brefs apostoliques et de la Congrégation pour la Propagation de la Foi (1622), une fonction qu’il occupa jusqu’à sa mort. Créé cardinal le 15 février 1621, sous le titre de S. Maria in Traspontina, il participa au conclave de 1623, au cours duquel Urbain VIII fut élu. Il fut enterré dans la Cathédrale Métropolitaine de Bologne. Ses restes furent ensuite transférés, selon sa volonté, à l'Église de S. Ignatio, à Rome. Il était un neveu du pape Grégoire XV.
(1595-1642) Consacré le 12 juin 1622, comme Patriarche d'Antioche et Archevêque de Capoue, par le Cardinal Ludovico Ludovisi, assisté par Mgr Galeazzo Sanvitale et Mgr Vulpiano Volpi. Créé cardinal le 19 janvier 1626, sous le titre de S. Pudenziana, il fut enterré dans la chapelle familiale de l'église de S. Pudenziana.
(1595-1679) Consacré le 7 octobre 1630, comme Évêque de Gubbio, par le Cardinal Luigi Gaetani, assisté par Mgr Antonio Ricciulli et Mgr Benedetto Landi. Il devint Évêque de Todi (1638), puis Évêque d'Albano (1666), de Frascati (1671), et, enfin, de Porto (1675). Créé cardinal le 28 novembre 1633, sous le titre de S. Anastasie, il fut enterré dans la chapelle Barberini, de l'église de S. Andrea della Valle, à Rome.
(1623-1698) Consacré le 2 mai 1666 par le Cardinal Ulderico Carpegna, assisté de Mgr Stefano Ugolini et de Mgr Giovanni Tommaso Pinelli. Il devint Évêque de Sabina (1689), puis Évêque de Palestrina (1691) et, enfin, Évêque de Porto (1698). Créé cardinal in pectore le 14 janvier 1664, et proclamé le 15 février 1666, il fut enterré à Rome, dans la chapelle de S. Giovanni Battista, de l'église de S. Maria in Campitelli qu'il avait fait construire.
(1649-1730) Consacré le 3 février 1675, comme Archevêque de Manfredonia, par le Cardinal Paluzzi degli Albertoni Paluzzo Altieri, assisté du Cardinal Stefano Brancaccio, archevêque-évêque de Viterbe e Tuscania et de Mgr Costanzo Zani. Il devint Évêque de Cesena (1680), puis Archevêque de Bénévent (1686), Évêque de Frascati (1701) et Évêque de Porto (1715). Il fut créé cardinal le 22 février 1672, sous le titre de S. Sisto. Il fut élu pape (Benoît XIII), le 29 mai 1724, et couronné le 4 juin 1724. Il fut enterré dans la chapelle de S. Domenico de l'église de Santa Maria Sopra Minerva, à Rome. Un an plus tard, ses restes furent transférés à la basilique patriarcale du Vatican.
(1675 -1758) Consacré le 16 juillet 1724 par le pape Benoît XIII, assisté de Mgr Giovanni Francesco Nicolai et du Cardinal Nicola Maria Lercari. Il devint Évêque d'Ancône (1728), puis Archevêque de Bologne (1731). Créé cardinal in pectore le 9 décembre 1726, sous le titre de Sainte-Croix-de-Jérusalem, et proclamé le 30 avril 1728, il fut élu pape (Benoît XIV), le 17 août 1740, et couronné, le 22 août 1740. Il fut inhumé dans la basilique patriarcale du Vatican.
(1693-1769) Consacré le 19 mars 1743, comme Évêque de Padoue, par le Pape Benoît XIV, assisté du Cardinal Giuseppe Accoramboni et du Cardinal Antonio Saverio Gentili. Créé cardinal le 20 décembre 1737 par le pape Clément XII, il fut élu pape, sous le nom de Clément XIII, le 6 juillet 1758, et couronné le 16 juillet 1758. C'est en cette qualité qu'il consacra Mgr Bernardino Giraud, en 1767. Il fut enterré dans la Basilique patriarcale du Vatican, où Antonio Canova lui éleva un célèbre monument funéraire.
(1721-1782) Consacré le 26 avril 1767, comme Archevêque titulaire de Damasco , par le pape Clément XIII, assisté de Mgr Scipion Borghèse et de Mgr Ignatius Reali. Il fut envoyé comme Nonce Apostolique en France, puis devint Archevêque de Ferrare (1773). Créé cardinal in pectore le 17 juin 1771, sous le titre de S. Trinita al Monte Pincio, il fut proclamé le 19 avril 1773. Il participa au conclave de 1774-1775, au cours duquel Pie VI fut élu. Il fut également Camerlingue du Collège des cardinaux en 1781. Il fut enterré dans son tombeau familial, dans l'église de Santa Maria in Vallicella, à Rome.
(1744-1820) Consacré le 23 février 1777, comme Archevêque de Ferrare, par le cardinal Bernardo Giraud, assisté de Mgr Mark Anthony Conti et de Mgr Joseph Marie Carafa. Il fut créé cardinal in pectore le 12 juillet 1779, sous le titre de S. Balbina, et proclamé le 22 mai 1782. Puis, il fut nommé Cardinal-Évêque de Palestrina (1800), de Porto-Santa Rufina (1809) et d'Ostie (1814), et doyen du Collège des cardinaux. Il participa au conclave de 1799-1800, au cours duquel Pie VII fut élu. Il fut enterré dans sa chapelle familiale, dans l'église de S. Maria in Aracoeli, à Rome.
(1770-1837) Consacré le 12 septembre 1819, comme Archevêque de Damas, par le Cardinal Alessandro Mattei, assisté de Mgr Gerald Macioti et de Mgr Francis Albertini. Il devint Évêque d'Albano (1820) et il fut nommé Archiprêtre de la Basilique de Saint Pierre, au Vatican, le 6 mai 1820. Créé cardinal le 11 juillet 1803, sous le titre de S. Bartolomeo all’ Isola, il participa au conclave de 1823, au cours duquel Léon XII fut élu, ainsi qu'à ceux de 1829 (élection de Pie VIII) et de 1830-1831 (élection de Grégoire XVI). Il fut également Évêque de Porto, S. Rufino & Cittavechia (1830), puis Camerlingue de l’Église romaine (1824). Il fut enterré dans son tombeau familial, dans l'église de Santissima Trinita dei Convalescenti e Pellegrini, à Rome.
(1775-1856) Consacré le 8 décembre 1822, comme Archevêque de Naziance, par le Cardinal Pietro Francesco Galleffi, assisté du Cardinal Giovanni Francesco Falzacappa et du Cardinal Giuseppe della Porta Rodiani. Il devint Nonce Apostolique au Portugal (1823). Créé cardinal le 2 octobre 1826, sous le titre de S. Marie d'Aracœli, il fut nommé Préfet de la Congrégation pour la Propagation de la Foi (1834). Il fut enterré dans son église titulaire.
(1808-1889) Consacré le 8 juin 1851, comme Archevêque titulaire de Nicée et Nonce Apostolique en Bavière, par le Cardinal Giacomo Filippo Fransoni, assisté du patriarche Joseph Valerga et de Mgr Rudesindus Salvado. Il devint Nonce Apostolique en France, de 1853 à 1860. En 1863, il fut nommé Préfet pour les finances de la Congrégation pour l'Évangélisation des Peuples, puis Évêque de Palestrina (1870), Évêque de Porto et S. Rufino (1878) et, enfin, Évêque d'Ostie et de Velletri (1884). Créé cardinal le 27 septembre 1861, sous le titre de S. Maria del Popolo, il fut enterré dans le cimetière de Campo Verano, à Rome. Ses restes furent transférés à son tombeau familial, à Montalto.
(1829-1892) Consacré le 30 juin 1872, comme Archevêque titulaire de Néocésarée, par le Cardinal Carlo Sacconi, assisté de Mgr Salvator Nobili Vitelleschi et de Mgr Francis Xavier Frédéric de Mérode. Il devint Archiprêtre de la Basilique Saint-Pierrem, au Vatican (1881), puis Évêque de Frascati (1884). Créé cardinal le 12 mars 1877, sous le titre de Ss Giovanni e Paolo, il participa au conclave de 1878, au cours duquel Léon XIII fut élu. Il fut enterré dans son tombeau familial, dans l'église de S. Philippe, à Arundel.
(1843-1913) Consacré le 8 décembre 1882, comme Archevêque titulaire d' Heraclea Europa , par le Cardinal Edward Henry Howard, assisté par Mgr Alessandro Sanminiatelli Zabrarrella et Mgr Giulio Lenti. Il devint Secrétaire d'État (1887), puis, la même année, Nonce Apostolique en Espagne. Créé cardinal le 14 mars 1887, il fut enterré dans le cimetière de Campo Verano, à Rome. Ses restes furent ensuite transférés à la Basilique de S. Cecilia de Trastevere, le 19 juin 1929.
Joaquim Arcoverde de Albuquerque Cavalcanti (1850-1930) Consacré le 26 octobre 1890, comme Évêque de Goiás, par le Cardinal Mariano Rampolla del Tindaro, assisté par Mgr Antonio de Macedo Costa et le Cardinal Domenico Ferrat. Il devint Évêque coadjuteur de Sao Paulo (1894), puis Archevêque de Rio de Janeiro (1897). Créé cardinal le 11 décembre 1905, sous le titre de Ss-Boniface-et-Alexis, il fut inhumé dans la cathédrale métropolitaine de Rio de Janeiro.
(1882-1942) Consacré le 24 juin 1911, comme Évêque auxiliaire de Rio de Janeiro, par le Cardinal Joachino Arcoverde de Albuquerque-Cavalcanti, assisté par Mgr Francisco do Rego Maia et Mgr Juan Nepomuceno Terrero y Escalada. Il devint Archevêque d'Olinda (1918), puis Archevêque d'Olinda et de Récife (lorsque les deux diocèses fusionnèrent), et enfin Archevêque de Sao Sebastiao de Rio de Janeiro (1930). Créé cardinal le 30 juin 1930, sous le titre de Ss-Boniface-et-Alexis, il fut inhumé dans le sanctuaire du Cœur Eucharistique de Jésus, à Rio de Janeiro.
(1888-1961) Consacré le 8 décembre 1924, comme Évêque diocésain de Botucatu, par le Cardinal Sebastiao Leme da Silveira Cintra, assisté par Mgr Alberto José Concalves et Mgr Benedito Alves de Souza. Il devint Évêque titulaire de Maura (1937), avant d’être excommunié par le pape Pie XII (1945). Il fonda alors l’Église Catholique Apostolique du Brésil (1945) dont il devint le patriarche. Il occupa aussi la fonction d’Évêque diocésain de Rio de Janeiro, jusqu’à sa mort, en 1961. Il fut inhumé dans les cryptes de sa Cathédrale, à Rio de Janeiro.
(1922-2009) Consacré le 3 mai 1948, comme Évêque diocésain de Caracas et Primat du Venezuela, par Mgr Carlos Duarte Costa, assisté par Mgr Salameo Ferraz et Mgr Jose Vargas Antidio. Il devint Évêque diocésain de Uberlandia, au Brésil (1950), Évêque auxiliaire de Rio de Janeiro (1957) et, enfin, Évêque diocésain de Brasilia (1960). Il fut également nommé Patriarche de l’Église Catholique Apostolique du Brésil (1988) et Patriarche des Églises Catholiques Apostoliques Nationales, réunies dans la Communion Internationale des Églises Nationales (ICAN), en 1990.
(1962-) Consacré le 15 juillet 1990, comme Archevêque-Primat de la Fraternité Sacerdotale Saint Jean l’Évangéliste et Primat de l’Église Catholique Apostolique du Canada, par Sa Béatitude Mgr Luis Fernando Castillo Mendez, Évêque diocésain de Brasilia (Brésil) et Patriarche de l’Église Catholique Apostolique du Brésil, assisté par Mgr Olinto Ferreira Pinto Filho et Mgr Josivaldo Pereira de Oliveira.
(1959-) Consacré le 5 septembre 2002, comme Évêque Coadjuteur et Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint Jean l’Évangéliste, par Mgr Charles-Rafael Payeur, Archevêque-Primat de la Fraternité Sacerdotale Saint Jean l’Évangéliste, assisté par Mgr Olinto Ferreira Pinto Filho et Mgr Josivaldo Pereira de Oliveira.
de saint Pierre à Dom Payeur, par la filiation de Mgr Vilatte
140 évêques en 3 segments — cliquez un segment pour le dérouler.
L’apostolicité d’une Église est principalement déterminée par deux éléments : une lignée d’évêques, remontant aux apôtres, et une adhésion à la foi apostolique.
1) Une lignée d’évêques remontant aux apôtres
Dans un premier temps, l’apostolicité est associée à la transmission du sacre épiscopal, par l’imposition des mains d’un évêque qui l’a lui-même reçu à travers une lignée ininterrompue d’évêques, depuis l’un des apôtres. Aussi, contrairement à ce que certains catholiques peuvent penser, l’épiscopat peut être transmis sans l’autorisation du pape. En effet, il existe une différence entre la validité et la licéité d’une consécration.
Ceci étant, les évêques de la Fraternité Sacerdotale Saint Jean l’Évangéliste ont tous reçu un sacre épiscopal valide, transmis à travers les rites et les cérémonies prévus par le Pontifical romain antérieur au Concile Vatican II. En effet, leur succession apostolique provient de Dom Carlos Duarte Costa , après qu’il eût démissionné comme évêque diocésain catholique romain de Botacotu, en 1937.
Dans un second temps, la succession apostolique implique aussi la transmission de la doctrine chrétienne, telle qu’enseignée originellement par les apôtres, comme saint Paul y fait allusion dans sa seconde Lettre à Timothée : « Ce que tu as appris de moi sur l’attestation de nombreux témoins, confie-le à des hommes sûrs, capables à leur tour d’en instruire d’autres. » (2 Tim. II, 2). Dans ce passage, l’Apôtre se réfère aux trois premières générations de la succession apostolique : la sienne, celle de Timothée, et celle à laquelle ce dernier devra la transmettre.
La doctrine chrétienne et les pratiques qui s’y rapportent ont donc été transmises par les apôtres à leurs successeurs immédiats qui les ont ensuite communiquées oralement, de génération en génération, jusqu’à nous. Pour les Pères de l'Église, la justesse de la tradition orale était donc garantie par la succession ininterrompue des évêques , comme l’affirme notamment saint Irénée de Lyon. C’est aussi ce qu’enseignait Tertulien .
Ceci étant, les évêques de la Fraternité Sacerdotale Saint Jean l’Évangéliste se soumettent, lors de leur sacre, à un sérieux examen canonique afin de s’assurer de l’apostolicité de leur foi. Plus encore, ils prêtent serment de défendre et de conserver intacte le dépôt de la tradition catholique, et en particulier les affirmations du Credo, ce qui est l’une des principales responsabilités de tout évêque catholique.
À la lumière de ce qui précède, les communautés ecclésiales qui n'ont pas conservé un épiscopat valide, et la doctrine authentique des apôtres, résumée par le Credo de Nicée-Constantinople, ne sont pas des Églises chrétiennes, au sens véritable du terme.
Les conditions de la validité d’un sacre épiscopal :
Bien que toutes les cérémonies prescrites dans le Pontifical romain doivent être observées, trois conditions essentielles assurent la validité d’un sacre épiscopal .
1. L'imposition des mains par un évêque consécrateur validement ordonné (la matière du sacrement).
2. La formule de consécration récitée par l'évêque consécrateur en vue de transmettre le Saint Esprit pour la charge et la fonction d’évêque (la forme du sacrement).
3. Une intention de la part de l'évêque consécrateur de « faire ce que fait l'Église » (l’intention ministérielle).
L'Église catholique romaine a promulgué d’autres règles en relation avec la transmission et la réception des saints Ordres, mais aucune d’elles ne peut affecter la validité du sacrement. Elles peuvent, tout au plus, en affecter la canonicité ou la licéité . C’est notamment le cas de cette règle qui impose qu’une consécration épiscopale soit autorisée par l’Évêque de Rome.
La table de succession , qui présente la lignée épiscopale détenue par la Fraternité Sacerdotale Saint Jean l'Évangéliste, établit la succession des évêques, depuis Mgr Scipione Rebiba (1541) jusqu'à Mgr Allain Saint-Pierre (2002).
« Ainsi donc, la tradition des apôtres, qui a été manifestée dans le monde entier, c'est en toute Église qu'elle peut être perçue par tous ceux qui veulent voir la vérité. Et nous pourrions énumérer les évêques qui furent établis par les apôtres dans les Églises, et leurs successeurs jusqu'à nous. Or ils n'ont rien enseigné ni connu qui ressemble aux imaginations délirantes de ces gens-là [les hérétiques] » (Irénée de Lyon, Traité contre les hérésies , III, 3, 1 : PG 7, 848.).
« Dans chaque cité, les apôtres fondèrent des Églises auxquelles dès ce moment les autres Églises empruntèrent la bouture de la foi, la semence de la doctrine, et l'empruntent tous les jours pour devenir elles-mêmes des Églises. Et par cela même, elles seront considérées comme apostoliques, en tant que ‘rejetons' des Églises apostoliques. Toute chose doit nécessairement être caractérisée d'après son origine. C'est pourquoi ces Églises, si nombreuses et si grandes soient-elles, ne sont que cette primitive Église apostolique dont elle procèdent toutes. Elles sont toutes primitives, toutes apostoliques, puisque toutes sont une. » (Tertullien, Traité de la prescription contre les hérétiques , 20 5-8.)
Ainsi, la validité des saints Ordres détenus par des Églises qui ne sont pas en communion avec le Pontife romain n’a jamais été remise en question, même par les autorités les plus exigeantes de l’Église. À titre d'exemple, le pape Léon XIII, dans sa bulle apostolique Curae (1896), établit très précisément que, lorsqu’un ministre valide accomplit un rite sacramentel utilisant la matière et la forme appropriées, sérieusement et sans simulation, il est présumé, avec une certitude morale, avoir agi avec validité, ce qu’a toujours été la position de l’Église catholique en regard de la validité sacramentelle quand les sacrements sont administrés par un clergé qui n’est pas en communion formelle avec le pape.
En conséquence, les évêques hérétiques, schismatiques, ou simplement privés de leur pouvoir de juridiction, peuvent consacrer validement en vertu de leur pouvoir d'Ordre, bien qu'ils ne puissent le faire licitement. Il est également important de préciser que l'évêque, dans le cadre de ses fonctions épiscopales, n'exerce pas le pouvoir des Apôtres en vertu de sa propre personnalité, de ses mérites ou de sa dignité d'homme, mais en tant que ministre consacré du Christ. Aussi, quand un évêque interdit, excommunié ou même indigne confère l'Ordre dans l'intention de faire ce que fait l'Église, celui qui le reçoit est bien validement ordonné. C'est la plus pure doctrine de l'Église, et s'il en était autrement on ne serait plus sûr de la validité d'aucune ordination, ni d'aucun épiscopat. Qui fut, en effet, plus indigne que le Pape Alexandre VI ? Si les faiblesses humaines de l'évêque, sa moralité ou ses opinions théologiques, affectaient le pouvoir d'Ordre et altéraient ainsi les pouvoirs apostoliques, comment l'oeuvre de l'Église aurait-elle pu se perpétuer ?